YCARE

LUMIÈRE NOIRE

Samedi

Après la sortie en 2009 de son premier album « Au bord du monde » dont le titre phare « Alison » fut largement diffusé, Ycare, le candidat atypique de la nouvelle star saison 2008, s'est immédiatement remis au travail. C'est à Dakar, sa ville d'origine, qu'il s'est retrouvé pour l'écriture de son second album.

Après la sortie en 2009 de son premier album « Au bord du monde » dont le titre phare « Alison » fut largement diffusé, Ycare, le candidat atypique de la nouvelle star saison 2008, s’est immédiatement remis au travail. C’est à Dakar, sa ville d’origine, qu’il s’est retrouvé pour l’écriture de son second album.
Ce disque au titre énigmatique « Lumière Noire » est à l’image d’Ycare, une oeuvre intime, truffée de faux semblant, riche en mots et sublimée par des mélodies pop imparables.
Comme tout épicurien, Ycare s’interroge sur le temps qui fuit et sur l’existence qui passe en un claquement de doigt et ne craint pas, malgré ses 27 ans, de s’attaquer à un thème que ses icones Brel et Ferré ont déjà traité.
Pendant la création de cet album, il tient à écrire et composer lui-même ses morceaux dans un « accès de vanité » dixit l’artiste, mais entre temps il croise Michael Furnon de Mickey 3 D qui lui soumet un titre qui lui va comme un gant : « Schizophrène », paradoxalement il s’empare alors de cette chanson avec émotion et est fasciné par l’écriture incisive de Mickey.
Auteur habité et jeune homme complexe, Ycare manie les mots de façon douce amère et les habille de mélodies pop qui rappellent les envolées de Coldplay, l’intensité de Noir Désir, la légèreté de M et parfois même une certaine ressemblance avec Polnareff notamment dans « Rue Princesse ».
Capable de partir seul passer ses nuits à discuter avec des inconnus dans des cafés, c’est en observant, en écoutant les autres, aux détours de la vie quotidienne qu’il puise son inspiration et qu’il donne sa vision du monde en chansons.
Cette énergie qu’Ycare porte en lui est motivée par la scène, c’est ce qu’il aime pardessus tout et, toujours un peu gosse, afin de ne pas bouder son plaisir, il a composé son groupe de sa bande de copains, de saltimbanques prêts a jouer n’importe où « du moment qu’il y a quelqu’un à qui donner ».
Effectivement, c’est toujours dans le souci de son auditoire qu’Ycare fait de la musique, il reste au centre de son travail, il est pensé, chanté pour lui, en espérant le faire vibrer et partager sa joie. Quitte à lui donner un trac violent avant le levé de rideau, quitte à y laisser ses trippes comme il le fit durant les dizaines de premières parties de De Palmas qu’il a effectué.
C’est ici que réside « le sens de sa musique » même si Ycare est tout en paradoxe, pour lui le sens : « ca n’existe pas ». Et Pourquoi pas ?

YCARE

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