Serge Lama

Dimanche

Aux dernières nouvelles, il revisitait ses succès en duo avec Lynda Lemay, Enzo Enzo, Annie Girardot, Lara Fabian, Isabelle Boulay, Lena Ka?. Du plus loin qu'on s'en souvienne, les femmes lui ont donné la réplique. Autrefois, elles se prénommaient Juliette, Régine, Nana, Dalida. Ainsi va l'amour quand on a, comme Serge Lama, un c?ur de paillettes.

D'aventures en mésaventures, Serge Lama raconte les aléas d'un homme parvenu à « L'âge d'horizons ». L’album s'ouvre sur« D'où qu'on parte »,une ode à la destinée, de l'origine à l'épilogue, soutenue par des cordes classiques et des percussions cœurs battants. Une magnifique entrée en matière pour un disque qui renferme son lot de chansons-bilans comme Serge Lama les chérit. « L'expérience ne vous rend pas malheureux, elle ne vous rend pas heureux non plus », dit-il.

Dans la même veine, il y a« J'espère »ou encore « J'arrive à l'heure (le cocotier) ». Cette dernière, l'un des temps forts du disque avec notamment« La lampe à pétrole » - dédiée à sa grand-mère -, met en valeur le talent de l'auteur traquant les lieux communs pour mieux les contourner. « C'est sans remords et sans tabous / Que j'arrive au bout », chante-t-il, lui qui se dit parvenu à quelques mètres de la ligne d'arrivée. Avant de préciser, malicieux : « On a tort de penser que mes chansons sont autobiographiques, souvent je m'inspire de la vie des autres ». Adolescent, Serge Lama lisait Rimbaud, Baudelaire, Sade et Guitry. Il en reste quelque chose. Il se dit l'enfant de Piaf, de Brassens, de Brel et de Bécaud. Entièrement d'accord, même s'il n'est plus à l'âge  des comparatifs. Il est Serge Lama et nous ça nous va.

Serge Lama

Serge Lama